Lecorpoete

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Archive pour la catégorie 'Non classé'


Tartarin sur les Alpes d’Alphonse Daudet

28 mars, 2014
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un extrait de « Tartarin sur les Alpes » d’Alphonse Daudet. chapitre 3

……….

Au bas du perron, un joueur de cor des Alpes mugissait sa plainte modulée, un monotone ranz des vaches à trois notes avec lequel il est d’usage au Rigi-Kulm,, de réveiller les adorateurs du soleil et de leur annoncer la prochaine apparition de l’astre.

……….

Une lueur commençait à éclaircir l’Orient, saluée d’un nouvel appel de cor des Alpes et de ce « ah! » soulagé que provoque au théâtre le troisième coup pour lever le rideau. mince comme la fente d’un couvercle, elle s’étendait, cette lueur, élargissait l’horizon; mais en même temps montait de la vallée un brouillard opaque et jaune, une buée plus pénétrante et plus épaisse à mesure que le jour venait. c’était comme un voile entre la scène et les spectateurs.

……….

Des dos ronds, des tartans dont les franges balayaient la neige s’éloignaient, disparaissaient dans le brouillard de plus en plus épaissi. Bientôt il ne resta plus, sur le plateau froid et désolé d’une aube grise, que tartarin et le joueur de cor des Alpes qui continuait à souffler mélancoliquement dans l’énorme bouquin, comme un chien qui aboie à la lune. C’était un petit vieux à longue barbe, coiffé d’un chapeau tyrolien orné de glands verts lui tombant sur le dos, et portant, comme toutes les casquettes de l’hôtel, le Regina montium en lettres dorées. tartarin s’approcha pour lui donner son pourboire, ainsi qu’il l’avait vu faire aux autres touristes.

……….

Le vieux continua de souffler dans sa corne, achevant sa ritournelle à trois notes avec un rire muet qui plissait le coin de ses yeux et secouait les glands verts de sa coiffure.

……….

Quelle est cette voix?…. Guy Buecher

24 janvier, 2014
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Quelle est cette voix?

Quelle est cette voix
Si étrange et proche à la fois
Qui, avant la nuit tombée
De nos montagnes aux cîmes dorées
S’échappe lentement vers l’infini

Chaude et voluptueuse dans le grave,
Douce comme de la soie à l’octave
Petit à petit ton coeur, elle étreint.
Puis ton corps, les fleurs, les sapins
Lentement, elle embrasse l’infini

Toute la nature vibre et chante
Dans l’espace qu’elle hante
Ses notes aigues, cristallines,
Agissent comme des mains divines
Allumant une à une
Les étoiles et la lune,
Lentement elle allume l’infini.

Du bois, l’âme je suis
Qui fait résonner l’Alphorn,
De la montagne, je suis
Le souffle qui porte le son, de Hohneck au Matterhorn.
Qui sait m’écouter, s’ennivre d’un bonheur infini.

Guy Buecher

poème d’enfant…..

20 janvier, 2014
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C’était en me promenant
J’entendis de l’olifant
C’était dans les bois
J’avais le coeur en joie
J’ai pris un champignon
Pour lui boucher le pavillon

J’étais avec Eléonore
On entendit du cor
C’était près de la rivière
Il jouait un petit air
C’était un art
De pouvoir chanter Mozart
Je partis donc lentement
Bercé par Messiaen

Le chasseur perdu en forêt…… Paul Fort

19 janvier, 2014
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Le chasseur perdu en forêt

Quand le son du cor s’endort,
Gai chasseur ne tarde!
Déjà les sentiers regardent,
Avec l’oeil creux de la mort,
Passer l’avalanche des hauts chevaux sous les branches

Cavalier, quel beau squelette enfourche la bête?
Adieu, chasse! Adieu galops!
Alors s’éveille indistincte,
Puis s’enfle la plainte de l’étang rouge aux oiseaux.

Paul Fort

mis en musique par Arthur Honegger

Le serpent et le cor de chasse…..Maurice Donnay

18 janvier, 2014
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Le serpent et le cor de chasse

Un jour, un grand serpent, trouvant un cor de chasse,
Pénétra dans le pavillon.
Et comme il n’y avait pas beaucoup de place,
Dans l’instrument le reptile se tasse.
Mais, terrible punition!
Quand il voulut revoir le grand air et l’espace,
Et la vierge forêt au magique décor,
Il eut beau tenter maint effort,
Il ne pouvait sortir du cor,
Le pauvre boa constrictor.
Et, pâle, il attendit la mort.

moralité:
Dieu! comme le boa est triste au fond du cor!

Maurice Donnay

Le Cor des Alpes….. Justin Kerner

18 janvier, 2014
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Le Cor des Alpes

J’entends sonner un cor des Alpes
Qui m’appelle du sein de mon être;
Vient-il des profondeurs du bois? de l’air bleu?
Vient-il du haut de la montagne?
Vient-il de la vallée en fleurs?
Partout où je me tiens et vais,
Emu d’une douce inquiétude,
Je l’entends!
Que je sois au jeu, à la danse, ou seul,
Seul avec moi,
Il sonne sans trève, il sonne à fond dans mon coeur.
Jamais encore je n’ai pu découvrir le lieu d’où part la voix
et jamais ce coeur ne sera tranquille jusqu’à ce qu’elle ait cessé

Justin Kerner

Le son du cor s’afflige vers les bois….Paul Verlaine

18 janvier, 2014
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Le son du cor s’afflige vers les bois

Le son du cor s’afflige vers les bois
D’une douleur on veut croire orpheline
Qui vient mourir au bas de la colline
Parmi la bise errant en courts abois.

L’âme du loup pleure dans cette voix
Qui monte avec le soleil qui décline
D’une agonie on veut croire câline
Et qui ravit et qui navre à la fois.

Pour faire mieux cette plaine assoupie
La neige tombe à longs traits de charpie
A travers le couchant sanguinolent,

Et l’air a l’air d’être un soupir d’automne
Tant il fait doux par ce soir monotone
Où se dorlote un paysage lent.

Paul Verlaine

Après première

17 janvier, 2014
Non classé | 1 réponse »

Ce soir a eu lieu la première !!!

merci au public qui a assisté à ce « Lectures – concert ».

merci pour tous les encouragements prodigués

merci à l’équipe de la médiathèque de Hyères les Palmiers pour son soutien, sa logistique performante et son accueil chaleureuxfichier wmv

Le cor sonne à la plume

16 janvier, 2014
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« il y avait ce soir là, au café-hauss du Chasseur vert, des cors de Bohème qui exécutaient d’une façon ravissante une musique douce, simple, un peu lente. Rien n’était plus tendre, plus occupant,plus d’accord avec le soleil qui se couchait derrière les grands arbres de la forêt. De temps à autre, il lançait quelque rayon qui perçait au travers des profondeurs de la verdure et semblait animer cette demi-obscurité si touchante des grands bois. C’était une de ces soirées enchanteresses, que l’on peut compter au nombre des plus grands ennemis de l’impassibilité du cœur. »

extrait de « Lucien Lewen » de Stendhal

contact

15 janvier, 2014
Non classé | Pas de réponses »

 

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